Suite à l'article consacré à Le Vainqueur, j'ai reçu une demande de droit de réponse. Etant un ardent défenseur de la démocratie et de la liberté d'expression, je ne pouvais refuser de le publier. En parcourant attentivement les lignes qui vont suivre, vous allez comprendre pourquoi le polo beige cintré rétro...Alors, on peut, ou non, accepter cette explication. Pour ma part, je ne ferai pas d'autre commentaire. Je me garderai donc d'évoquer ici les tenues vestimentaires moulantes à base de lycra, je constate simplement que notre homme voue une passion certaine pour le cyclisme, et peut-être même plus encore pour cette étrange sensation qui consiste à avoir une selle bien dure se frottant entre les fesses...A moins qu'il ne retire la selle...
"Le Rouniek incarné à l'écran réclame ici un droit de réponse à cette attaque frontale.
Certes, si la couleur malheureuse de son polo, et c'est manifeste, transpire sur cette image, c'est que le Rouniek que je suis, a été pris en otage par deux pensées.
La première, en forme d'hommage, destinée à Raphaël Geminiani dit le "Grand Fusil", le tonton flingueur des pelotons sous l'ère Fausto Coppi. Quel rapport avec Gem ? me direz-vous. Eh bien, il faut savoir qu'à l'époque, au temps jadis, les cyclistes du Tour de France portaient ce genre d'accoutrement. La petite poche "kangourou", fort élégante au demeurant, accrochée au coeur, servait par exemple à planquer la gniole, fort utile en cas de coup de pompe la gniole et surtout au pied du Mont Ventoux ou à celui du Kilimandjaro ( Gem l’avait crapahuté en tricycle l’an passé dans le cadre du Tour du Kenya ). Geminiani en garde d'ailleurs des souvenirs impérissables bien qu'aujourd'hui, il ait tout arrêté. Enfin tout ou presque, enfin...que le vélo quoi, ça pour sûr, c'est bel et bien fini oui le vélo, mais pour le reste....
Car avec tout le respect que je lui dois et le culte que je voue à cette illustre mémoire vivante de la Petite Reine, il a tellement peu porté le maillot jaune sur le dos, qu'il essaie avec ses chemises de tous les jours de leur donner les couleurs d'un Vainqueur à la Bulidon (?). Comment ? en espérant que tôt ou tard, tous les pastagas qu'ils s'envoient derrière la casquette parviennent à jaunir la chemise.
Jaune, voilà d'ailleurs, la couleur d'un Vainqueur, la couleur d'un vrai champion, un vrai, un bon, un fort, avec du poil depuis les pattes jusqu'aux lobes des oreilles, avec de jolis petits pieds potelés, la peau marbrée, la joue coupe rosée, et la moustache bien broussailleuse. J'hésitais d'ailleurs à me parer d'une chemise jaune satinée, refermée jusqu'au dernier bouton jusqu'à m'étrangler le gosier. Mais non ! me suis-je dit. Non t'es fou ! pas toi, t'as pas le droit mon con ! t'es pas un champion toi, et puis t’es pas de Bourg-en-Bresse toi, tu t’appelles pas Stéphane M.. Moccozet, l’auteur de cette dénonciation calomnieuse et Vichyste de surcroît. Le maillot yaune, oublie c'est pas pour toi, même pas le maillot vert, rêve pas, tout juste le maillot à pois....Le tout blanc là, tachetée de fraise tagada. Ben tu peux pas non plus, y'a écrit "Champion" dessus. Beh voilà t'es foutu, te reste plus qu'à y aller à poil, le torse bombé qui sent bon le maquis, la garrigue et la bartavelle....Et là, les amis... BINGO ! Le jackpot qui fait pâlir Monique (?). L'éclair. La lumière de la raison a jailli, le génie à parler, l'évidence même, là, sous mes yeux, putain, ma seconde pensée. Oui les amis je me suis dit que j'étais vraiment intelligent, à manger du chiendent. Ecoute, t'as la peau marron, les dents beiges, comme ton fond de thym, teint t’as qu’à jouer la carte de l'harmonie, vas-y fonce ! Alors la tête dans le guidon comme un gland j'ai foncé, plus rien ne m'arrêtait, j'ai pédalé sur le grand braquet, sprinté jusqu'à mon pantalon en tergal, je savais qu'à ses côtés, se trouvait ce que je cherchais.
Il était là, oublié de tous, beau comme au premier jour, il sentait bon la naphtaline, l'eau de Cologne bon marché de mon grand-père espagnol. Il m'attendait, je l'ai exhumé, il est revenu à la vie.
Je l'appelle du coup René, oui c'est mon maillot, c’est mon polo, c’est mon poteau, c’est mon ami, mon fidèle. Ma seconde peau.
Ouais, voilà tout est dit, vous savez tout de ma vie.
Mais au fait, ôte-moi d'un doute Gem.
Toi, le Grand Fusil, toi le spécialiste de la chasse à course, dis-moi, sur ce coup-là, je me suis pas tiré une balle dans le pied ?
C'est que je suis inquiet tu comprends, j’aimerai faire encore du vélo, monter le Kilimandjaro sur le grand plateau, sans les roues.
Le ainkeu"
1 commentaire:
Oh non pas lui ! J'suis pas là ! (private joke !!!) 2 notes, 66 lignes, près de 1000 mots... et nos "baveux" se lâchent ! Alors imaginez s'il avait été jaune ce maillot... ou bien s'il existait une photo de nos deux compères avec une perruque blonde et un bandana rouge sur la tête... là y'aurait de quoi se moquer !!!
Celle 'kysykol" un peu trop souvent... :-p
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